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Principe de l'IRM
Le
contraste est la
traduction en niveaux de gris du signal RMN. Ce signal est uniquement
dû
à l'aimantation transversale car, pour l'aimantation longitudinale, il
serait négligeable par rapport à l'importance du champ
.
Le blanc correspond à un signal élevé donc à un hypersignal.
Le noir correspond à un faible signal donc à un hyposignal.
Lors
de
l'acquisition des images, le signal RMN va dépendre de la densité des
protons, directement du temps T2, mais seulement indirectement de T1.
Relaxation
T1 :
Pour les tissus contenant de grosses molécules comme la graisse, on
obtiendra un hypersignal. En effet, le mouvement brownien de ces
molécules est limité. Le transfert d'énergie entre le spin et le réseau
(milieu environnant) est donc rapide. Comme la relaxation est rapide,
le T1 sera court, donc le signal sera intense.
Relaxation
T2 :
Pour les tissus sous forme liquide (eau) on obtiendra un hypersignal.
En effet, ces molécules ont un mouvement brownien important. La
relaxation T2 sera donc lente, ce qui entraîne donc un signal intense.
Comme
l'antenne réceptrice est à la perpendiculaire du champ
, on
n'obtient
pas T1 directement.
A
une inclinaison de
spin donnée, la relaxation T2 est représentative du déphasage des spins
: cet état est directement accessible par la mesure de la résultante
transversale.
La relaxation T1 concerne l'inclinaison du spin. La
composante longitudinale est directement représentative de cet état,
mais elle n'est pas mesurable. Elle sera donc également mesurée sur
l'axe transversal, en prenant en compte l'état du déphasage.
La
composante transversale, la seule accessible, dépend donc de la mise en
phase des spins (concerne T2), mais aussi de l'inclinaison du spin
(concerne T1).
Par contre, la relaxation T2 est environ 10 fois
plus rapide que T1. C'est pourquoi, on va réémettre une onde RF pour
rephaser les spins. L'aimantation transversale sera donc maximale, et
la différence d'intensité (par rapport à l'inclinaison à 90°) de la
résultante ne sera due qu'à la composante longitudinale représentative
de T1.
Pour
le temps T2, il suffit de regarder le temps de disparition (à 63%) de
la composante longitudinale.
L'unité
de traitement va ensuite, suivant le plan de coupe choisi et les
informations reçues par l'antenne, créer une image en niveaux de gris.
Voici la comparaison des temps de relaxation T1 et T2 entre l'eau et l'huile.
Relaxation T1 Relaxation T2